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Medecine

"Puisse la science médicale tibétaine se répandre telle l'immensité des cieux pour le bénéfice de tous les êtres." Yuthok Yonten Gonpo

INTRODUCTION A LA MEDECINE TIBETAINE

La médecine tibétaine est l’une des plus anciennes traditions médicales du monde. Pourtant, sa renommée, de nos jours, ne cesse de s’accroître, et elle devient de plus en plus populaire. Ses origines remontent à 2 500 ans. Les premiers docteurs et érudits en médecine tibétaine développèrent un système médical spécifique, à partir de l’expérience obtenue par la recherche et la pratique, mais également par l’assimilation de l’essence des pratiques médicales de leurs voisins, la Chine et l’Inde. Ces connaissances ont été transmises, de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui. La médecine tibétaine met l’accent sur les méthodes prophylactiques afin de maintenir le corps en bonne santé, mais en cas d’apparition de la maladie, elle s’attache bien sûr à guérir le patient. Elle accorde également une grande importance au développement d’une attitude mentale positive basée sur les quatre pensées incommensurables que sont l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité envers tous les êtres.

Le diagnostic

Trois méthodes de diagnostic sont utilisées en médecine tibétaine : l’observation visuelle, le toucher et l’interrogatoire du patient.

Première méthode, l’observation visuelle permet d’appréhender tout ce qui peut être observable chez le patient, comme sa morphologie, sa stature et sa complexion. Une plus grande attention est portée aux cinq organes des sens, leurs qualités et fonctions respectives, ainsi qu’aux cinq sécrétions (mucus, fèces, vomi, urine et sang). L’observation de l’urine et de la langue sont les plus couramment pratiquées.

La deuxième méthode, le toucher de points spécifiques sur le corps du patient, aide le médecin à évaluer l’état de santé de celui-ci. La prise de pouls, parmi les touchers, est celui qui permet de collecter le plus grand nombre d’informations. Elle se fonde sur des signaux transmis par l’artère radiale. Au total, il existe vingt-sept pouls à examiner.

Troisième méthode, l’interrogatoire du patient, permet au médecin de déterminer les causes, symptômes et localisations de la maladie, ainsi que les facteurs environnementaux au moment de l’apparition des premiers symptômes. Muni des informations recueillies par ces trois méthodes, le médecin identifie le désordre des humeurs en cause et le traitement adéquat. Selon l’une des nomenclatures en usage dans la médecine tibétaine, il existe 1 212 types de maladie, toutes diagnostiquées avec précision par les trois méthodes décrites plus haut.

Le traitement

Les médicaments utilisés en médecine tibétaine sont élaborés à partir de 2 293 substances. Leurs goût, action et mode d’administration sont décrits avec précision dans les textes anciens de médecine tibétaine. Tous les médicaments sont élaborés selon les indications contenues dans ces textes, et un grand soin est apporté à leur confection. Il est important que les plantes utilisées poussent dans leur milieu naturel et que chaque substance médicinale, telle que les feuilles, fleurs, racines ou fruits, soit cueillie à la bonne période. Les substances collectées sont ensuite conservées dans un endroit propre et sec et doivent être utilisées avant que leurs qualités ne s’évanouissent. Toutes les impuretés et les substances toxiques sont éliminées des plantes avant que ne commence l’élaboration des médicaments proprement dite. Enfin, le médecin doit savoir comment combiner les différentes substances nécessaires à la confection du médicament.

La prévention

Les docteurs en médecine tibétaine recommandent différentes méthodes pour conserver une bonne santé. Ils mettent en particulier l’accent sur la nécessité d’adapter son régime alimentaire et son comportement au rythme des saisons. Si ces recommandations sont bien suivies, il est alors possible d’éviter l’apparition de la majorité des maladies. Il est important de connaître la valeur nutritive des différents aliments. Ainsi, si la nourriture a une faible valeur nutritive, il est possible de manger jusqu'à se remplir l’estomac. En revanche, si les aliments ont une forte valeur nutritive, il est conseillé de manger la moitié moins. De manière générale, si l’on imagine que l’estomac contient quatre parts, la meilleure façon de bien digérer est de remplir les deux premières parts avec des aliments, une autre part avec du liquide et de laisser la quatrième vide. Cela permettra aux fonctions digestives de s’exercer de manière optimum. Bien que tous les aliments et toutes les boissons possèdent des qualités bénéfiques, ils peuvent également se révéler néfastes s’ils sont absorbés en excès ou à des moments inappropriés. En fait, c’est la manière de manger qui fera que les aliments seront bénéfiques ou non.

Les succès

La popularité de la médecine tibétaine ne cesse de grandir. Au Népal et en Inde, les médecins tibétains traitent chaque jour des milliers de patients indiens, occidentaux et tibétains. En effet, ces médecins soignent, entre autres choses, avec succès, les désordres neurologiques, sanguins et lymphatiques, les problèmes de peau, les maladies du cœur, du foie, de la rate, de la vésicule biliaire, des poumons, des reins et de l’utérus ainsi que l’arthrite, l’asthme, la dyspepsie, la constipation, la fièvre, les refroidissements, les blessures et les impotences.